logoSign upLog in
William 🐝 Rakow

William 🐝 Rakow

To beBee in English14/09/2017

Camus, de migrant à Prix Nobel de Littérature
Orphelin de guerre, Camus vivait dans une famille de migrants oĂč l’on ne parle guĂšre et ne lit jamais. Nous priverons-nous de la chance d’en dĂ©couvrir de semblables parmi les migrants que nous aurons accueillis ?
Le hasard d’un dĂ©part en week-end impromptu m’a menĂ© devant ma bibliothĂšque pour y trouver un livre Ă  mettre tout de suite dans mon sac. Ce fut "Le Premier Homme" de Camus, roman inachevĂ© et publiĂ© plus de trente ans aprĂšs la mort de l’auteur. Je l’avais lu Ă  l’époque et me souvenais de trois anecdotes, d’un ton si reconnaissable et d’une fraĂźcheur favorisĂ©e par cet Ă©tat de premier jet.
Mais relit-on jamais un livre ? Je ne le crois pas; tout au plus lit-on un livre Ă  nouveau. A neuf, parce que nous ne sommes plus le lecteur que nous Ă©tions Ă  la premiĂšre lecture et aussi parce que le texte, alors mĂȘme qu’il est inchangĂ©, rĂ©sonne diffĂ©remment selon l’air du temps. Car si Camus Ă©crit cet ouvrage Ă  la fin des annĂ©es cinquante, il le fait en pleine Guerre d’AlgĂ©rie. Et moi, je le lis Ă  l’heure des grandes migrations qui traversent aujourd’hui la MĂ©diterranĂ©e dans l’autre sens.

/FrantiĆĄek Kupka

image-store.slidesharecdn.com
Relevant